08/12/2017

Comment ne plus subir l'absentéisme ?

L’absentéisme au travail est en hausse constante en Belgique. Le livre blanc publié récemment par Mensura donne des chiffres édifiants. Il existe pourtant des solutions simples à mettre en œuvre pour endiguer le problème.

 

En 2016, en Belgique, le pourcentage d’absentéisme total est passé à 5,52 % (+0,12 % par rapport à 2015). En clair, sur 100 jours de travail, chaque Belge est resté 5,52 jours à la maison pour cause de maladie. Ce taux tient compte des absences de courte et de longue durées. Sur ce dernier plan, les choses sont encore plus dramatiques puisqu’à fin 2016, 392.000 travailleurs étaient absents depuis un an ou plus pour cause de maladie.

 

Plus de 2% des coûts salariaux

L’absentéisme coûte cher aux entreprises belges. Elles doivent en supporter les coûts directs (dont le salaire) mais aussi indirects (les remplacements, les heures supplémentaires, etc.). L’absentéisme représente, pour chaque entreprise belge, 2,6% du total de ses coûts salariaux. Selon Mensura, la moitié des entreprises n’a aucune vue sur son absentéisme et deux tiers d’entre elles n’ont ni procédure ni accords en la matière.

 

Agir préventivement

Dans le livre blanc (téléchargeable gratuitement sur www.mensura.be), Mensura donne évidemment des pistes pour agir. Des entreprises qui ont pris le problème à bras le corps ont également valeur d’exemples à suivre. Le mot-clé s’appelle « prévention ». C’est l’arme la plus efficace. Quelques exemples…

  • Analyse de risques : préalable obligatoire, elle doit aussi prendre en compte les conditions de travail et toute la problématique de l’ergonomie.
  • Systématiser les entretiens : combien d’entreprises parlent avec leurs absents de façon systématique ? Il apparaît crucial de former le personnel encadrant (managers, chefs d’équipe ou de service, etc.) à la conduite de tels entretiens mais aussi à la détection de changements de comportement. Quand il est absent, l’employé doit avoir l’impression d’être soutenu. Et cela doit être aussi le cas lors de son retour.
  • Investir dans le bien-être des employés : des employés en bonne santé et heureux sont présents au travail et productifs. Cet investissement va de la stimulation de la pratique sportive à l’implication du salarié dans ses projets en passant par la sensibilisation à une nutrition saine. Bien-être suppose aussi travail adapté en fonction de l’âge.
  • Pratiquer la politique de la porte ouverte : pour qu’un employé se sente soutenu et écouté, il est important qu’il puisse s’exprimer rapidement quand un problème survient. Dans le cas de soucis privés qui peuvent influer sur le travail, mettre en place un numéro vert indépendant et anonyme et fournir de l’aide est aussi une piste.

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